Rafael Mandressi

pratiques savantespratique intellectuelleobservation inscription des savoirsécriture typologie des savoirsobjets d'étudecorps typologie des savoirsdisciplinessciences appliquéesmédecineAu milieu du xvii e siècle, un médecin s’efforce de distinguer chez ses patients, dans la tradition galénique qui est la sienne, le « pouls intermittant, inégal, dereglé, captizant, de celuy qui frappe deux coups, du frequent, du rare, du debile, de l’oppressé, du petit, du grand, de celuy qui se perd ou disparoit tout à coup pour quelque temps » ; le pouls inégal peut par ailleurs être aussi « desordonné, tant en violence, qu’en grandeur » et, s’il est fréquent, il convient de déterminer à quel degré, le pouls « fort frequent » étant particulièrement inquiétant1. Élément de la première importance parmi ceux que l’on doit relever lors de la « visite » des corps en vue d’établir un diagnostic et un pronostic, la sphygmologie permet aux médecins de l’époque moderne de relever des signes, de repérer des indices, d’apporter le cas échéant des preuves. Il en est de même pour l’inspection des urines et des déjections, l’observation de la sueur et des effets des purges ou les auscultations. Ces aspects constituent pour une grande part la matière première des récits de cas qui, dès le Moyen Âge, donnent lieu à des consilia, des écrits médicaux où l’on rend compte de l’examen d’un patient particulier. Rédigés suivant une forme précise, chaque consiliumenregistre les symptômes observés, le diagnostic établi à partir de ces symptômes, et le traitement prescrit : régime, saignées, bains, entre autres2. D’abord manuscrits, ensuite imprimés, les recueils de consilia deviennent très rapidement un genre savant parmi ceux qui composent la littérature médicale médiévale et de la première modernité. Les observationes en sont un autre, nourri par les données d’expérience relevées par les médecins dans l’exercice de leur activité3.

typologie des savoirsdisciplinesdivisions historiques des savoirshumanisme pratiques savantespratique intellectuelleexemplification espaces savantslieuuniversité construction des savoirséducationformation inscription des savoirsgenre éditorialLa pratique médicale de terrain alliée à des pratiques d’écriture produit ainsi des matériaux censés être utiles à la formation des médecins dans les milieux universitaires et à l’exercice de leur métier au moment de se rendre au chevet de leurs patients. Or ces genres littéraires formalisés que sont les consilia et les observationes ne sauraient être considérés comme des instruments limités uniquement à un usage pédagogique ou lors des consultations ; il s’agit également – voire surtout – de textes dont la vocation, du fait de leur accumulation et de leur juxtaposition, est de dépasser le cadre individuel des cas et des événements qui y sont offerts à la lecture. Ils contribuent à l’établissement d’un savoir médical à portée générale, même si celui-ci doit en retour parvenir à cerner et à traiter les singularités. Le cas est à la fois exemplaire et généralisable, l’observation est par définition unique mais susceptible d’être reproduite si les conditions dans lesquelles elle a été effectuée viennent à se présenter à l’identique. En outre, ces écrits connaissent des métamorphoses au fil du temps, faisant par exemple des consilia des textes tributaires tout autant de la doctrine que de l’expérience concrète. Le consilium se rapproche alors de la forme du traité, articulant différemment le cas individuel et la théorie : celle-ci prend le dessus, le raisonnement médical sur des bases logiques et l’exposé de l’ensemble des possibilités relatives au cas gagnent de l’espace au détriment du compte rendu de la visite du patient, qui sous-tend de moins en moins la narration4. À la Renaissance et sous l’influence de l’humanisme, d’autres formes narratives sont préférées à celle, analytique, du consilium, par des médecins tels que Jérôme Cardan (1501-1576) ou Antonio Benivieni (1443–1502)5. Le cas reste cependant au cœur de l’écriture médicale, inséré dans les traités à titre d’exemple bien sûr, mais aussi d’outil de démonstration et, partant, de support de véridicité. L’individualité peut également disparaître de la surface lisible du texte pour s’intégrer, dans le corps du traité, aux propositions générales qui n’en font pas moins la liste des possibilités que l’on peut rencontrer, comme dans le passage cité de Jean Riolan.

pratiques savantespratique lettréeannotation pratiques savantespratique intellectuellemémorisation inscription des savoirsécriture acteurs de savoirstatutsavant pratiques savantespratique manuellegesteGenres, conventions et pratiques d’écriture, gestes d’inscription et métamorphoses de l’écrit, réutilisations à des fins et à l’intention de groupes de lecteurs différents, modes de production et d’agencement du savoir, du singulier au général, de l’expérience à la doctrine et de celle-ci à l’observation qu’elle organise, la dynamique des textes de médecine du Moyen Âge et de l’époque moderne rassemble pour les redistribuer sans cesse ensuite, en les transformant, un très large éventail d’objets écrits. Les situations d’écriture savante sont également diverses, plus ou moins proches ou éloignées du patient et de la consultation, inscrites dans des lieux et des institutions de savoir variés, qui confèrent à ces textes une partie importante de leur identité et désignent leurs fonctions principales, informées par des activités – observer, interpréter, échanger des avis, transmettre des connaissances – qui donnent aux textes une épaisseur où les pratiques – de soin, d’enseignement, de mémorisation – vont se nicher. On pourrait d’ailleurs prolonger le bref répertoire de formes évoquées ci-dessus par les annotations en marge des livres qui serviront ensuite aux étudiants ou aux maîtres dans les universités à saisir et/ou à commenter des écrits, ceux des autorités notamment.

matérialité des savoirssupport construction des savoirstraditionévolution acteurs de savoirprofessionscribe inscription des savoirsécrituregraffitiDe ces gestes graphiques – du premier d’entre eux, la notation, plus particulièrement –, de leurs avatars matériels et intellectuels, de leurs propriétés cognitives ainsi que de leurs existences sociales traitent les quatre chapitres qui composent cette section. On y retrouve les graffiti laissés par les scribes dans les tombes égyptiennes à l’époque du Nouvel Empire (Chl. Ragazzoli), les notes de terrain de Marcel Griaule et leurs transformations au cours des enquêtes ethnologiques qu’il a menées entre 1926 et 1956 (É. Jolly), les recompositions par découpage de fragments dans des manuscrits de travail à l’époque contemporaine (Cl. Bustarret) et les pratiques d’écriture scientifique que permettent, voire suscitent, le support numérique et certaines des structures disponibles en son sein tels les blogs (M. Dacos et P. Mounier). Cadres, contextes et matérialités dont les écarts aussi bien dans le temps que dans l’espace convergent néanmoins dans la mise en évidence de ce que l’on pourrait appeler la plasticité organisée des opérations de fixation provisoire, par des inscriptions vouées à des exploitations diverses et, partant, à des métamorphoses, de la connaissance. Autrement dit, de l’évidence que le savoir s’écrit : il n’est pas inutile de rappeler en effet, comme le font chacune des études ici réunies à propos de leurs objets respectifs, que le processus de formation des savoirs implique, dans les stades d’émergence, de consolidation, de réception qui le composent, des mises en texte et en discours. Aussi s’agit-il de cerner au plus près et dans leurs trajectoires, les moyens textuels et discursifs par lesquels s’élaborent et se stabilisent, dans un registre savant, les apports de connaissance. Des choix sont à l’œuvre qui entraînent l’adoption de types d’écriture allant de la prose descriptive à l’abréviation, de l’idéogramme au diagramme, du réarrangement d’écrits précédents au retour sur l’écriture – rature, effacement.

typologie des savoirsdisciplinessciences humaines et socialessciences du langagerhétorique construction des savoirsvalidationpreuve pratiques savantespratique discursivediscours typologie des savoirsdisciplinessciences humaines et socialeshistoirehistoire des sciencesSi l’histoire des sciences a prêté, depuis trois décennies, une attention singulière aux structures littéraires à l’œuvre dans les discours scientifiques6 ou, dans une acception plus spécifique et selon l’expression de Steven Shapin, aux « technologies littéraires7 », à savoir les formes de la narration qui contribuent à l’administration de la preuve – les modes d’organisation du récit de présentation des faits, par exemple –, l’accent a surtout été mis sur les diverses manières d’appliquer un « art de convaincre ». La construction des « récits d’expérience8 », la « rhétorique de la preuve » ou la « rhétorique expérimentale9 » ont donné lieu à un grand nombre de travaux visant les procédés et les stratégies de persuasion scientifique, qui concerne au premier chef les textes mis en circulation sur la scène publique : c’est donc le savoir en aval qui est envisagé, là où ce dernier écrit les textes, pour ainsi dire. En amont, en revanche, on retrouve plus aisément, notamment dans les dynamiques de la notation auxquelles cette section est consacrée, le texte qui travaille à écrire le savoir : les traitements dont il fait l’objet, le fragmentaire, l’indécis voire l’indéterminé de ses formes et de ses destinataires, en font le vecteur des gestes inachevés d’une pensée qui se rend ainsi progressivement présente et peut de ce fait être capturée et réécrite.

typologie des savoirsdisciplinesdivisions historiques des savoirshumanisme pratiques savantespratique lettréerecueil de lieux communs construction des savoirsvalidationtémoignage acteurs de savoircommunauté inscription des savoirsgenre éditorialindex pratiques savantespratique lettréeannotationDes éclairages apparaissent alors sur l’acte d’écrire quand il est effectué non seulement pour autrui mais pour soi, quand l’auteur d’un texte, quelle que soit sa forme, en est le premier lecteur, quand il partage l’écriture avec d’autres activités : observer, manipuler des instruments, recueillir des témoignages, occuper des espaces. Or ici aussi il convient de suivre le mouvement des textes, les formes matérielles changeantes qu’ils prennent au fur et à mesure que les dispositions discursives sont modifiées et que des communautés de producteurs et/ou de lecteurs se les approprient. Les travaux d’Ann Blair et d’Ann Moss sur les relations entre les instruments de travail intellectuel qu’étaient, à l’époque de la Renaissance, les cahiers de lieux communs et les pratiques d’annotation et d’indexation des ouvrages illustrent bien les enseignements que ce type d’approche peut apporter sur les opérations de production de savoir10. Blair montre, à propos des livres de philosophie naturelle, les évolutions et les significations de ces pratiques, en rappelant comment les pédagogues humanistes – Guarino de Vérone, Érasme, Juan Luis Vives – les formalisèrent à des fins de mémorisation, en recommandant aux étudiants de dresser des cahiers de lieux communs avec des passages tirés des textes qu’ils lisaient. Ainsi enregistrés sous des rubriques topiques ou thématiques, les fragments recueillis pouvaient être utilisés pour la composition de nouveaux textes. Le procédé d’annotation, consistant à copier en marge des livres un mot ou une expression du texte à des fins signalétiques, fut rapidement adopté par l’imprimerie. Tout comme les index, issus des mêmes motivations initiales – retrouver plus aisément un passage spécifique – et des mêmes pratiques d’annotation. Or la constitution de recueils de lieux communs était guidée par les intérêts et les objectifs des lecteurs concernés, alors que les manchettes et les index imprimés effaçaient ce caractère individualisé. Les index imprimés devinrent de plus en plus nombreux, chargés et systématiques au cours du xvi e siècle, mais aussi moins personnalisés. S’ils servaient les lecteurs en leur évitant la tâche d’annotation et d’indexation, ils étaient également un outil pour les auteurs qui, en indexant leurs propres œuvres, en orientaient la lecture en valorisant certains éléments et en attirant l’attention sur des aspects qui, sans cela, auraient pu passer inaperçus.

inscription des savoirslivreindex pratiques savantespratique lettréerecueil de lieux communs pratiques savantespratique lettréelecture acteurs de savoirprofessionimprimeur matérialité des savoirssupportsupport d'inscriptioncahierOn assiste ainsi à l’utilisation par les auteurs d’un dispositif que les imprimeurs introduisirent pour répondre à une demande, en l’empruntant aux propres pratiques des lecteurs. Un des modes par lesquels ces derniers investissaient les textes permet, en vertu de ce circuit, sinon de gouverner, du moins de guider la lecture, de marquer le parcours des ouvrages. Les recueils de lieux communs apparaissent donc à la Renaissance comme le fondement d’une méthode à la fois de « structuration de la pensée11 », d’organisation de la lecture et de composition de textes. Ces cahiers étaient des réservoirs de matériaux constitués pour une grande part de notes de lecture ayant un statut d’« évidences » et devant être utilisés dans la production de pièces argumentatives au moyen d’un agencement approprié12. La fonction que devaient remplir les lieux communs dans la construction des démonstrations, la disposition rhétorique comme articulation d’un raisonnement opèrent certes comme des éléments d’une technique de mise en forme du discours, mais aussi en tant qu’armature d’un « art de penser ». Réinsérées dans ce cadre, l’indexation et, surtout, l’apparition des index imprimés se présentent sous un jour qui en fait ressortir plus clairement l’appartenance à un système de connaissance. Il s’agit en effet de l’inscription, dans les formes textuelles, d’un procédé dérivé de pratiques d’annotation qui se trouvent au cœur de stratégies cognitives sous-tendues par la rhétorique. Sans en perdre les traces, les index imprimés créeront à leur tour de nouvelles manières d’accéder aux textes et de gérer les contenus que ceux-ci proposent. Entre matérialité des textes et rhétorique, c’est toute une circulation dans la production de connaissances à une époque donnée qui est ici impliquée.

construction des savoirsvalidationexpérimentation pratiques savantespratique discursivedescription espaces savantslieulaboratoire construction des savoirsvalidationpreuveDes cas comme celui dont on vient de résumer quelques traits ont par ailleurs le mérite de rappeler que les textes qui arrivent enfin à être proposés et diffusés publiquement ne demeurent pas pour autant figés mais poursuivent leurs transformations, en gardant souvent des traces de leurs formes antérieures et des matériaux écrits qui ont servi à les produire. D’où la possibilité de démarches à rebours, prenant pour point de départ un des états sinon d’achèvement du moins d’existence publique du texte, afin d’identifier ce que les acteurs impliqués dans sa production – l’auteur certes, mais aussi l’éditeur, l’imprimeur ou autres – ont choisi de conserver pour remplir, le cas échéant, des fonctions particulières. Le renforcement de la véridicité, par exemple, le texte étant alors porteur, aussi bien dans son agencement discursif que dans sa forme matérielle, des éléments censés contribuer à l’authentification de la valeur de la démarche et des résultats. René Sigrist montre à cet égard comment la « rhétorique de la preuve » déployée par Charles Bonnet (1720-1793) dans son Traité d’insectologie (1745) comprend des opérations telles que la narration circonstanciée de la suite des expériences réalisées, la description des dispositifs expérimentaux, y compris les instruments employés, mais aussi l’insertion dans son texte d’extraits de son journal de laboratoire, de tables rapportant les mesures effectuées, et des illustrations. Des moyens discursifs articulés à des moyens textuels, inextricablement solidaires dans la « rhétorique de la transparence » que Bonnet adopte à l’adresse de ses lecteurs pour l’administration de la preuve13.

pratiques savantespratique lettréebrouillonLes pratiques graphiques sont productrices d’objets matériels et d’objets de sens tour à tour disséminés et regroupés, dont chacun possède un statut et des contenus cognitifs aussi bien explicitement proposés qu’en attente de réinterprétations, réutilisations et, enfin, réinscriptions. Chacune des contributions à cette section et, plus encore, la section en tant que telle mettent en lumière ces propriétés, auxquelles vient s’ajouter une autre qu’il convient de souligner enfin : ces objets écrits résistent, à plusieurs titres. Ils résistent vis-à-vis d’une disparition à laquelle leur caractère préliminaire, transitoire, préparatoire, semble les destiner ; ils résistent également, et peut-être paradoxalement, à être confinés dans une catégorie générale qui les associerait à des scories qui ne feraient que préparer le vrai texte, celui qui doit advenir pour consacrer et en même temps nettoyer ceux qui y ont conduit. En d’autres termes, ils obligent par leur résistance à repenser la notion de brouillon.

Notes
1.

Riolan, 1661, p. 722-723.

2.

Agrimi et Crisciani, 1994, p. 19-27.

3.

Pomata, 2010.

4.

Crisciani, 1996 ; cf. Crisciani, 2004.

5.

Siraisi, 1996 ; Siraisi, 1997, p. 195-213. Sur les formes narratives et les choix stylistiques des collections médicales aux xvi e et xvii e siècles, voir Siraisi, 2008. Sur les liens entre les consilia médicaux et judiciaires à cette époque, voir De Renzi, 2002 et 2007.

6.

Dear, 1991 ; Rigoli, 2001.

7.

Shapin, 1984.

8.

Licoppe, 1996.

9.

Cantor, 1989.

10.

Blair, 1992, 2000, 2003 ; Moss, 1996.

11.

Moss, 1996.

12.

Voir Goyet, 1996.

13.

Sigrist, 2001.

Appendix A Bibliographie

  1. Agrimi et Crisciani, 1994 : Jole Agrimi et Chiara Crisciani, Les « Consilia » médicaux, Turnhout.
  2. Blair, 1992 : Ann Blair, « Humanist Methods in Natural Philosophy : the Commonplace Book », Journal of the History of Ideas, 53/4, p. 541-551.
  3. Blair, 2000 : A. Blair, « Annotating and Indexing Natural Philosophy », in Marina Frasca-Spada et Nicholas Jardine (éd.), Books and the Science in History, Cambridge, p. 69-89.
  4. Blair, 2003 : A. Blair, « Reading Strategies for Coping with Information Overload ca. 1550-1700 »,Journal of the History of Ideas, 64, p. 11-28.
  5. Buscaglia, 1985 : Marino Buscaglia, « The Rhetoric of Proof and Persuasion utilized by Abraham Trembley », in H. W. Lenhoff et P. Tardent (éd.), From Trembley’s polyps to new directions in research on hydra : Proceedings of a symposium honoring Abraham Trembley (1710-1784) Archives des sciences Genève, 38, p. 305-319.
  6. Cantor, 1989 : Geoffrey N. Cantor, « The Rhetoric of Experiment », in D. Gooding, T. Pinch et S. Schaffer (éd.), The Uses of Experiment, Cambridge.
  7. Crisciani, 1996 : Chiara Crisciani, « L’“individuale” nella medicina tra Medioevo e Umanesimo : I “Consilia” », in Roberto Cardini et Mariangela Regoliosi (éd.), Umanesimo e medicina. Il problema dell’« individuale », Rome, p. 1-32.
  8. Crisciani, 2004 : Ch. Crisciani, « Éthique des consilia et de la consultation : à propos de la cohésion morale de la profession médicale (xiii e-xiv e siècles) », Médiévales, 46, « Éthique et pratiques médicales », p. 23-44.
  9. Dear, 1991 : Peter Dear (éd.), The Literary Structure of Scientific Argument. Historical Studies, Philadelphie.
  10. De Renzi, 2002 : Silvia De Renzi, « Witnesses of the Body : Medico-Legal Cases in Seventeenth-Century Rome », Studies in the History and Philosophy of Science, 33, p. 219-242.
  11. De Renzi, 2007 : S. De Renzi, « Medical Expertise, Bodies, and the Law in Early Modern Courts », Isis, 98, p. 315-322.
  12. Goyet, 1996 : Francis Goyet, Le Sublime du lieu commun. L’invention rhétorique dans l’Antiquité et à la Renaissance, Paris.
  13. Licoppe, 1996 : Christian Licoppe, La Formation de la pratique scientifique. Le discours de l’expérience en France et en Angleterre (1630-1820), Paris.
  14. Moss, 1996 : Ann Moss, Printed Commonplace-Books and the Structuring of the Renaissance Thought, Oxford.
  15. Pomata, 2010 : Gianna Pomata, « Sharing Cases : The Observationes in Early Modern Medicine », Early Science and Medicine, 15/3, p. 193-236.
  16. Rigoli, 2001 : Juan Rigoli, Lire le délire. Aliénisme, rhétorique et littérature en France au xix e  siècle, Paris.
  17. Riolan, 1661 : Jean Riolan (le fils), Manuel anatomique et pathologique, ou Abrégé de toute l’anatomie, & des usages que l’on en peut tirer pour la connoissance, & pour la guerison des maladies, Paris.
  18. Shapin, 1984 : Steven Shapin, « Pump and Circumstances. Robert Boyle’s Literary Technology », Social Studies of Science, 14, p. 481-520.
  19. Sigrist, 2001 : René Sigrist, « L’expérimentation comme rhétorique de la preuve. L’exemple du Traité d’insectologie de Charles Bonnet », Revue d’histoire des sciences, 54, p. 419-449.
  20. Siraisi, 1996 : Nancy G. Siraisi, « L’“individuale” nella medicina tra Medioevo e Umanesimo : I “casi clinici” », in Roberto Cardini et Mariangela Regoliosi (éd.), Umanesimo e medicina. Il problema dell’« individuale », Rome, p. 33-62.
  21. Siraisi, 1997 : N. G. Siraisi, The Clock and the Mirror : Girolamo Cardano and Renaissance Medicine, Princeton.
  22. Siraisi, 2008 : N. G. Siraisi, History, Medicine, and the Traditions of Renaissance Learning. Cultures of Knowledge in the Early Modern World, Ann Arbor.